VIOLATOR vs. BADROCK
Ce week-end et le week-end prochain, on s’attaque à une saga de poids dans cette rubrique Inédits VO.
Outre deux épisodes de la série Spawn et la mini-série Blood Feud, le génial scribe britannique Alan Moore a écrit la mini-série Violator pour TMP. Violator vs. Badrock en est sa suite directe. Derrière ce titre a priori improbable, il explore l’Enfer tel qu’il l’a dépeint dans Spawn #8, et introduit l’ange renégat Celestine, sa création. Extreme Studios continuera d’exploiter cette dernière par la suite, formant une continuité à travers plusieurs titres dont je vous propose la chronique à partir d’aujourd’hui.
À commencer par ce Violator vs. Badrock.
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couvertures de Rob Liefeld
Violator vs. Badrock #1 :
‘Rocks and Hard Places’ part 1 mai 1995 – 36 pages (dont 24 de BD) – 2.50 $
Scénario : Alan MooreDessin : Brian Denham
Encrage : Jonathan Sibal
Couleur : Oclair & Extreme Colors
Violator vs. Badrock #2 :
juin 1995 – 36 pages (dont 24 de BD)– 2.50 $
Scénario : Alan Moore
Dessin : Brian Denham
Encrage : Jonathan Sibal
Couleur : Donald Skinner & Extreme Colors
Violator vs. Badrock #3 :
juillet 1995 – 36 pages (dont 24 de BD) – 2.50 $
Scénario : Alan Moore
Dessin : Brian Denham
Encrage : Jonathan Sibal & Danny Miki
Couleur : Byron Talman & Extreme Colors
Violator vs. Badrock #4 :
août 1995 – 36 pages (dont 24 de BD) – 2.50 $
Scénario : Alan Moore
Dessin : Brian Denham
Encrage : Jonathan Sibal & Danny Miki
Couleur : Extreme Colors
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Résumé :
À Washington, une équipe de scientifiques menée par le docteur Sallly McAllister engage Badrock pour capturer Violator, désirant utiliser ce dernier pour ouvrir les portes dimensionnelles entre la Terre et l'Enfer. Ne l’entendant pas de cette oreille, le Paradis envoie l’ange Célestine, qui prénètre le complexe et se dirige vers sa cible : Violator.
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Violator convainc Badrock qu’ils ne seront pas trop de deux pour affronter Celestine, Badrock libère alors Violator. Ce dernier se changer en Clown. Celestine débarque et prend Badrock pour le démon. Elle le met au tapis. Le Clown se transforme en Violator dans son dos… et lui arrache le cœur. Violator part. Célestine va mourir mais trouve la force de se traîner jusqu’à la machine de McAllister : elle l’active.
Badrock se remet et va quérir McAllister des dernières nouvelles. Avant de s’apercevoir que la tour et ses occupants se trouvent désormais littéralement en Enfer !
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La doctoresse est fasciné par ce territoire et ses créatures. Alors que le reste de l’équipe ne bouge pas du bâtiment, Badrock s’efforce de protéger McAllister. Violator l’informe sur la faune et la flore de l’Enfer, ainsi que sur le fait qu’ils ne pourront retourner sur Terre qu’une fois toute l’énergie de Celestine consumée.
Les Phlébiac rejoignent leur frère Violator dans la tour.
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McAllister partie seule explorer le territoire, Badrock enfile une combinaison de combat et part à sa recherche. Il emporte avec lui un élément de la machine du docteur, immobilisant la tour jusqu’à leur retour. Il la retrouve et tabasse les créatures qui s’en prenaient à elle. Alors qu’ils font demi-tour, Violator les arrête. Il veut récupérer l’objet pour fuir cet endroit au nez et à la barbe de ses frères. Frère Phlébiac qui arrivent eux aussi et se querellent avec Violator. Badrock en profite pour s’éclipser avec le docteur. Ils arrivent dans la tour. Violator aussi. Badrock l’électrocute et l’envoie valdinguer dehors, pendant que la tour disparaît des Enfers et se rematérialise sur Terre.
Violator est coincé en Enfer avec ses malaimés frères. Sur Terre, tout est bien qui fini bien, sauf qu’ils ont ramené avec eux un passager clandestin… le Moralisateur ! (relire la mini-série Violator)
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Mon avis :
Extreme Sturdios est connu pour ses comics de série B privilégiant l’action primaire.
Alan Moore est connu pour ses scenarii fouillés aux dialogues développés.
Alan Moore est connu pour ses scenarii fouillés aux dialogues développés.
Violator vs. Badrock n’est donc pas une baston étalée sur quatre épisodes. Il y a réellement une histoire, avec un rythme plutôt lent et un texte dense. Tout ce que l’on n’a pas nécessairement pas l’habitude de voir dans un comic de ce label, donc. Le scénario mixe à merveille le côté fantaisiste d’un tel univers, tout en caractérisant précisément les personnages (lire un Badrock plus réfléchi est une rareté), et un aspect inquiétant qui se dégage de la vision assez bizarre qu’il donne de l’Enfer. Sur ce dernier point, il reprend pas mal d’éléments déjà montrés dans son épisode de Spawn #8. Humour et sérieux se marient.
La partie graphique est servie par le débutant à l’époque Brian Denham. Malgré sa bonne volonté et son application, la construction est fragile et dévoile des faiblesses.
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En ce qui concerne l’ange Celestine, créée pour l’occasion, son traitement n’a rien de conventionnel. Alan Moore l’introduit à la fin du #1, démontrant tout de suite son charisme et sa dangerosité. Dans le #2, soit dès l’épisode suivant, il lui réserve un sort d’une grande cruauté.
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Sachez pour finir que Delcourt a en projet de proposer à une date encore non déterminée vers la fin 2013, un album librairie où seraient regroupées les mini-séries Violator et cet inédit Violator vs. Badrock.
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